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Comment surmonter les difficultés de la vie ?

Prenons l’exemple de Johann.

Johann c’est quelqu’un de tout ce qu’il y a de plus normal, il a 27 ans et il est chauffeur de Taxi.

Tout allait bien dans sa vie, il avait les moyens d’assurer tous ses besoins du quotidien et même de partir en voyage parfois.

Mais malheureusement, avec l’apparition des Ubers qui lui font concurrence, il a de moins en moins de clients.

Et qui dit moins de clients, dit forcément moins d’argent…

En quelques années, le stress financier est devenu son quotidien, il ne sait plus comment boucler les fins de mois et n’ose même plus consulter ses relevés de compte de peur de se voir dans le rouge.

Il ressent un profond sentiment d’impuissance face à la situation : Pourquoi cela m’arrive-t-il ? Pourquoi l’état ne m’aide pas plus ? Comment vais-je faire quand je n’aurai plus de travail ?

Tout comme Johann, nous vivons tous des moments difficiles dans nos vies :

  • Stress financier,
  • décès d’un proche,
  • solitude,
  • dépression,
  • humiliation en public,
  • rupture amoureuse,
  • licenciement,
  • trahison de la part d’un proche,
  • viol,
  • Etc.

Dans ce type de moments, nous avons tendance à perdre confiance en nous, à nous renfermer sur nous-même et à croire que notre cas est sans espoir. Nous avons alors la sensation que le monde s’abat contre nous.

Donc comment faire pour surmonter un événement difficile ?

Pour affronter les épreuves de la vie, nous devons être PROACTIF.

Qu’est-ce que ça signifie ?

Pour vous l’illustrer très simplement, reprenons l’exemple de Johann.

Il lui est arrivé un événement : la baisse de son revenu.

À la suite de cet événement, il a une infinité de choix qui s’offrent à lui :

  • Déprimer OU être heureux
  • Subir le stress financier OU apprendre à évacuer son stress financier (par exemple en faisant du sport)
  • Ne rien faire pour changer la situation et se plaindre que les Ubers sont des « salauds » OU prendre des initiatives (par exemple en lançant son projet d’entreprise auquel il pense depuis longtemps)
  • Décharger toute sa frustration sur sa femme quand il rentre le soir OU apprendre à tenir sa femme hors de ses problèmes financiers
  • Noyer ses soucis dans l’alcool le samedi soir avec ses amis OU garder un mode de vie sain malgré ses problèmes financiers

 

 

 

 

 

 

 

 

Donc ça, ce sont ses possibilités.

À gauche, ses possibilités où il subit l’événement, et à droite celles où il rebondit à l’événement.

À partir de là, deux cas de figure sont possibles :

Soit Johann est proactif, soit il n’est pas proactif, on dira qu’il est réactif.

Commençons par le cas de figure où il est réactif. Il aura tendance à faire les choix de gauche : ceux où il subit l’événement. Et c’est le type de choix que beaucoup d’entre nous avons tendance à faire par défaut lorsqu’il nous arrive un événement contraignant : subir l’émotion négative, se plaindre, ne rien faire pour changer la situation…

En revanche, s’il est proactif, il va prendre le temps d’étudier tous les choix qui s’offrent à lui, et de faire les choix de la liste de droite.

Être proactif, c’est choisir la réponse qu’on donne à un événement qui nous arrive, et c’est ce qui nous permet de d’affronter les difficultés de la vie.

Il ne s’agit pas là d’un concept philosophique abstrait sur l’optimisme, mais d’une manière très pratique de réagir aux difficultés de la vie.

Quelles différences entre quelqu’un de RÉACTIF et quelqu’un PROACTIF ?

Pour quelqu’un de réactif, le problème vient de l’événement en lui-même : il vient de la concurrence qui est trop sévère, de sa femme qui l’a trompé, de son supérieur au boulot qui est trop strict, de ses parents qui ont mal fait leur éducation, de ses amis qui sont trop négatifs, de son adolescent de fils qui est trop rebelle, des satanés politiques qui ne lui apportent aucune aide.

Pour quelqu’un de proactif, le problème vient de lui, il ne vient pas de l’événement en lui-même, mais de la réponse que lui donne à l’environnement. Il agit sur les choses qu’il peut contrôler : ses pensées, ses émotions, et ses actions au quotidien. Il ne nie pas que certains événements sont des complexités et peuvent l’affecter, mais fais le choix de se concentrer sur ce qu’il peut changer.

Quelqu’un de réactif considère les gens qui lui montrent ses possibilités comme des optimistes qui voient tout en rose. Pour lui il est quelqu’un de réaliste, il aime appeler un chat un chat, et trouve stupide le fait de voir du positif partout. Mais il n’a pas conscience que quelqu’un qui lui montre ses possibilités n’est pas forcément un optimiste qui voit tout en rose, mais peut être juste quelqu’un qui lui montre une partie de la réalité qu’il n’est pas encore capable de voir.

À l’inverse, quelqu’un de proactif montre aux autres leurs possibilités, et se fait souvent traiter d’utopiste par les gens qui interprètent mal ses propos.

Quelqu’un de réactif subit le conditionnement de sa culture, de son éducation et des normes sociales qui le poussent à réagir d’une certaine manière aux événements. Ca lui parait par exemple plus que normal d’être attristé lorsqu’il perd un proche.

Et il n’a jamais remis en question ce conditionnement.

Pourtant, il lui suffirait simplement de voyager en Inde par exemple, pour se rendre compte que quand quelqu’un meurt là bas, on adopte pas une mine dépitée, on ne s’habille pas en couleurs sombres et on ne verse pas de larmes de tristesse.

Au contraire, on fait la fête, on s’habille en couleurs vives et on est joyeux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En parlant de décès, ça me permet de faire la transition avec un exemple de ma vie où je pense avoir été particulièrement proactif.

Un exemple d’une difficulté de la vie que j’ai affronté

Lorsque j’avais 18 ans, mon meilleur ami alors âgé de 17 ans est décédé. Pas de maladie grave, pas de signes qui ont précédé, c’est arrivé du jour au lendemain.

C’était l’un des moments les plus sombres de ma vie.

À la suite de cet événement, plusieurs possibilités se sont offertes à moi :

  • Déprimer
  • Pleurer
  • Avoir des regrets
  • Me renfermer sur moi
  • Arrêter mes études
  • Fumer un paquet par jour pour oublier
  • Me pourrir la vie

Et c’est cette voie que j’ai choisie pendant plusieurs mois.

Mais au bout d’un moment, je me suis demandé : « Quelles sont TOUTES mes possibilités ? »

Sur le coup, je n’ai pas trouvé. La simple idée d’être heureux après un événement pareil, même des mois après, me paraissait totalement aberrante.

Mais après y avoir réfléchi de longs mois, je me suis rendu compte que je pouvais au moins en tirer une leçon.

Et la leçon que j’en ai tirée est la suivante : la vie est précieuse, tant la mienne que celle de mes proches.

Ça a été comme un électrochoc pour moi, et ça m’a permis de me focaliser beaucoup plus sur les choses importantes comme mon orientation professionnelle, ma santé et mes relations.

Sur un plan très concret :

  • j’ai récemment quitté mon emploi de salarié qui ne me convenait plus pour mes coachings individuels,
  • je dis davantage les choses importantes à mes proches comme le fait que je les aime,
  • j’ai mis en place un plan pour améliorer mes relations sur le long terme,
  • j’ai arrêté de fumer,
  • de boire de l’alcool,
  • je mange plus équilibré,
  • je fais du sport régulièrement.

Si je n’avais pas vécu ce décès, peut-être que je n’aurais pas fait « tout ça » par la suite.

J’ai utilisé le pouvoir qui m’était donné de choisir la réponse que j’allais donner à cet événement.

Si nous voulons bien voir nos possibilités, nous pouvons surmonter les événements les plus douloureux.

Exercice pour surmonter les difficultés de la vie

Voici un petit exercice pour vous :

Ouvrez un bloc note ou prenez un papier et un stylo.

Notez tout en haut : « Evénement : puis vous notez un événement qui vous affecte »

Ensuite, posez-vous la question :

« Quelles sont toutes mes possibilités suite à cet événement ? »

Et notez en vrac toutes les possibilités qui s’offrent à vous, aussi bien celles « négatives » que « positives ».

Laissez-vous une bonne dizaine de minutes au calme afin d’étudier tous vos choix.

Ensuite, classez vos possibilités en 2 colonnes :

  • À gauche : celles où vous vous subissez l’événement
  • À droite : celles où vous rebondissez à l’événement

Puis n’hésitez pas à reprendre du temps pour complémenter vos listes.

Une fois toutes vos possibilités listées puis classées en 2 groupes, libre à vous de choisir la ou les réponse(s) que vous allez donner à l’événement dans la colonne de droite.

Au passage, vous êtes aussi libre de vous laisser affecter par l’événement, par exemple de déprimer après une rupture amoureuse, mais l’important est que vous vous rendiez compte que c’est un choix que vous avez fait. Et que si, à tout moment, ce choix ne vous correspond plus, vous pouvez faire un autre choix comme partir à la recherche d’un nouveau conjoint encore mieux.

Le bonheur est un choix conscient et non une réponse automatique.

Vous avez désormais un outil simple mais puissant pour rebondir aux événements difficiles.

En devenant proactif, vous reprenez le contrôle de votre vie. Vous n’êtes plus gouverné par les événements qui vous arrivent, mais par vos choix.

Et ça, ça a du mérite.